
La peur et l’anxiété sont des émotions naturelles, essentielles à notre survie. Elles nous protègent en préparant notre corps et notre esprit à réagir face à un danger, qu’il soit présent (pour la peur) ou à venir (pour l’anxiété). Mais lorsque ces émotions deviennent trop fortes, trop fréquentes ou impossibles à contrôler, elles peuvent se transformer en troubles anxieux ou troubles liés à la peur. La peur apparaît face à un danger réel et immédiat, clairement identifiable dans l’environnement. Elle provoque des réactions physiques rapides et intenses — comme un coeur qui bat plus vite, des muscles qui se tendent ou une envie de fuir. Ces réactions s’atténuent rapidement une fois le danger écarté.
L’anxiété, quant à elle, correspond à la peur d’une possible situation future, par anticipation, et dure plus longtemps que la peur.
Elle apparaît sans danger réel, souvent face à des incertitudes ou à des situations qu’on s’imagine. Elle se traduit par une inquiétude, une tension mentale (avoir la tête sous pression), une attention excessive à tout ce qui pourrait poser problème, et parfois par des symptômes physiques proches de ceux de la peur — comme le coeur qui bat vite ou des tensions musculaires— mais qui durent plus longtemps que dans la peur.
Chez une personne en bonne santé mentale, elle aide à repérer rapidement les dangers qui apparaissent dans l’environnement. Elle sert de signal d’alerte. Elle prépare le corps et l’esprit à réagir à une menace possible. Sans l’anxiété, nous ne percevrions pas aussi facilement les situations vraiment dangereuses quand elles apparaissent.
C’est pourquoi, à la base, l’anxiété est une alliée.
L’anxiété est considérée comme normale voire bénéfique à condition qu’elle ne soit pas envahissante. Elle est utile à condition qu’elle ne se généralise pas à toutes les situations, qu’elle ne s’enclenche pas de manière constante, et qu’elle n’ait pas des intensités trop élevées. L’anxiété devient cependant problématique lorsqu’elle est perçue comme étant envahissante par la personne qui en fait l’expérience. Lorsque, indépendamment de la menace réelle, la personne ressent de l’anxiété, alors on est confronté à une situation qui mérite qu’on y prête attention.
Dans l’anxiété, les biais cognitifs problématiques concernent surtout l’attention. La personne anxieuse a tendance à interpréter plus facilement les situations comme étant dangereuses, à repérer plus vite ce qu’elle considère comme étant menaçant dans son environnement, à interpréter les dangers qu’elle perçoit comme étant plus graves qu’ils ne le sont en réalité, et à avoir du mal à détourner son attention de ce qu’elle interpète comme dangereux, une fois qu’elle l’a perçu.
Dans la classification internationale des maladies (CIM-11) de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les troubles anxieux et les troubles liés à la peur sont regroupés au sein d’une même catégorie de diagnostics.
Une personne souffrant d’anxiété peut ressentir :
Ces manifestations peuvent varier selon les personnes et s’intensifier lors de périodes de stress.
Le TAG
Le cœur du trouble d’anxiété généralisée (TAG), c’est le souci. Le souci, c’est une forme de pensée tournée vers l’avenir, où l’on imagine ou anticipe ce qui pourrait mal se passer. C’est se poser sans cesse des questions sur ce qu’il faudra faire ou sur ce qui pourrait arriver dans le futur. Selon l’Organisation Mondiale de la santé (OMS), on parle de trouble d’anxiété généralisée (TAG) lorsque :
(Cela signifie que les symptômes empêchent la personne de vivre normalement, par exemple en rendant le travail, les études ou les relations avec les proches plus difficiles.)
Le TAS
La personne souffrant d’anxiété sociale (TAS) a peur du regard des autres et de montrer qu’elle est anxieuse. Elle redoute aussi d’être jugée ou rejetée socialement.
Les recherches montrent que le lien entre l’anxiété sociale et le rejet social s’explique surtout par les croyances négatives que la personne a sur elle-même.
Autrement dit, ce n’est pas tant le fait d’être anxieux qui entraîne le rejet, mais plutôt la manière dont on se perçoit soi-même — par exemple en se trouvant inintéressant, maladroit ou inférieur aux autres.
Ainsi, travailler sur ses croyances négatives à propos de soi peut aider à diminuer l’anxiété sociale, à mieux vivre les relations avec les autres et à avoir une meilleure image de soi-même.
Selon l’OMS, on parle de trouble de l’anxiété sociale (TAS) lorsque :
L'agrophobie
Selon l’OMS, on parle d’agoraphobie lorsque :
La phobie spécifique
Selon l’OMS, on parle de phobie spécifique lorsque :
Le trouble panique
Ces symptômes physiques peuvent inclure :
La peur est un mécanisme de protection vital : elle nous aide à réagir face au vrai danger. Mais elle peut devenir problématique lorsqu’elle se déclenche sans qu’il y ait de véritable menace. L’anxiété, elle aussi, est une réaction humaine normale, qui peut toutefois devenir trop envahissante.
Heureusement, la peur et l’anxiété se comprennent et se soignent. Les troubles anxieux et liés à la peur sont parmi les plus fréquents en santé mentale, et aussi parmi les plus faciles à traiter.
Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont particulièrement efficaces : elles permettent d’identifier les pensées anxieuses, d’apprendre à les gérer et d’affronter progressivement les situations redoutées. Dans certains cas, un traitement médicamenteux peut être proposé en complément, afin de réduire les symptômes physiques et de faciliter le travail psychothérapeutique. Avec un accompagnement adapté, il est tout à fait possible de retrouver une vie plus calme et équilibrée, où la peur et l’anxiété redeviennent de simples signaux utiles, plutôt que des obstacles au quotidien.


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