

Le sommeil aide notamment à retrouver de l’énergie, à avoir une bonne mémoire et à bien gérer ses émotions. Il est normal d’avoir quelques réveils pendant la nuit.
En revanche, lorsque l’on a du mal à s’endormir, à rester endormi, ou que le sommeil n’est pas reposant, malgré des conditions favorables (calme, obscurité, horaires réguliers…), on parle alors d’insomnie. Entre 5 et 10 % de la population générale — selon les études — remplit les critères d’un trouble de l’insomnie.
Les personnes souffrant d’insomnie décrivent souvent :
Ces difficultés s’accompagnent souvent, pendant la journée, de :
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Durant la journée, les symptômes incluent le plus souvent :
Le diagnostic d’insomnie repose sur ce que la personne ressent elle-même, sur sa propre expérience du sommeil. Autrement dit, il n’est pas nécessaire d’avoir des mesures objectives pour poser un diagnostic d’insomnie : c’est la plainte de la personne qui compte, pas des chiffres ou des examens médicaux précis.
Il est fréquent et normal de croire que l’on est éveillé alors qu’en réalité on dort. L’insomnie augmente le risque de dépression. L’insomnie n’est pas seulement un manque de sommeil : c’est un trouble mental à part entière. L’insomnie peut aussi être le signe d’un autre problème de santé. Les mesures objectives du sommeil ne reflètent pas toujours ce que vivent les personnes qui souffrent d'insomnie. C’est le ressenti de la personne, ce qu’elle dit de son propre sommeil, qui permet d’établir le diagnostic d’insomnie, et non des mesures objectives. En Suisse romande, la thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie (TCC-i) est aujourd’hui le traitement recommandé en premier choix pour les adultes et les adolescents qui souffrent d’un trouble de l’insomnie. Les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) reconnaissent la TCC-i comme le traitement de première intention. La TCC-i aide notamment à identifier les pensées et les comportements qui maintiennent les difficultés de sommeil.
Avec un accompagnement adapté, il est possible de retrouver un sommeil plus stable et plus sain. Grâce à la TCC-i — ou même simplement grâce à la psychoéducation — les personnes peuvent apprendre à améliorer la qualité de leur sommeil. Lorsque la TCC-i n’est pas possible ou n’apporte pas d’amélioration suffisante, un traitement médicamenteux peut être proposé. La TCC-i n’est pas encore appliquée de manière systématique dans la pratique clinique. L’insomnie est souvent trop traitée par des hypnotiques, comme les benzodiazépines. Or, même si ces médicaments peuvent prolonger légèrement la durée du sommeil, ils entraînent à long terme un état cérébral non naturel et perturbent certaines fonctions essentielles du sommeil. Les études montrent qu’à long terme, la TCC-i est plus efficace que les médicaments pour traiter l’insomnie.

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