

La dépression est une fatigue émotionnelle et mentale qui altère la motivation, le plaisir, la concentration et la confiance en soi. Lorsqu’on est déprimé, tout paraît plus lourd, et les efforts du quotidien semblent perdre tout leur sens.
Heureusement, de nombreux outils issus des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) permettent d’agir concrètement pour aller mieux, pas à pas.
Quand on est déprimé, on a tendance à faire moins de choses… or, moins on agit, plus la tristesse s’installe. L’activation comportementale consiste à reprendre progressivement des activités agréables ou valorisantes, même si la motivation n’est pas là au départ.
Vous pouvez commencer par une seule action par jour : faire une courte marche dans un parc près de chez vous, appeler un ami, écouter de la musique, ou vous préparer un repas simple. Ces petites actions aident à retrouver peu à peu de l’énergie et du plaisir. Le principe clé derrière l’activation comportementale est que l’action précède la motivation, et non l’inverse.
La dépression s’accompagne souvent de pensées automatiques négatives : « Je ne vaux rien », « Rien ne changera », « Je suis un fardeau pour les autres ». Ces pensées ne sont pas des vérités, mais des interprétations biaisées influencées par votre humeur. Notez-les sur un papier ou sur votre smartphone dès qu’elles apparaissent, puis demandez-vous :
Ce simple exercice aide à prendre du recul sur votre situation et à rétablir une pensée plus équilibrée. C’est une étape clé de la restructuration cognitive.
La restructuration cognitive aide à corriger les pensées qui sont déformées par un biais cognitif. Il s’agit de penser plus justement. En reformulant vos pensées de manière plus réaliste — par exemple, remplacer « Je suis nul » par « J’ai des difficultés en ce moment, mais j’y fais face »
Vous diminuez la souffrance émotionnelle et favorisez une perception plus juste de vous-même et de votre situation. Ce travail demande de la pratique : au fil du temps, il renforce votre flexibilité mentale et votre estime de soi.
Les personnes dépressives se jugent souvent avec une grande sévérité. Apprendre à se parler comme à un ami cher, avec bienveillance et patience, est une étape essentielle du rétablissement. Vous pouvez vous répéter intérieurement : « Je traverse un moment difficile, cela peut arriver à tout le monde et je tiens bon. »
La compassion envers soi-même est une véritable force, qui réduit la culpabilité et restaure un équilibre émotionnel.
Le corps et l’esprit fonctionnent ensemble. Des habitudes de vie simples et régulières — sommeil stable, alimentation équilibrée, activité physique régulière (même légère), exposition à la lumière naturelle chaque jour — soutiennent directement le moral.
Même de petits ajustements, comme se lever à heure fixe ou maintenir des contacts sociaux réguliers, ont un effet positif sur l’humeur.
Les personnes dépressives ont souvent du mal à se souvenir d’événements précis : leurs souvenirs sont souvent vagues, généraux, comme « je n’arrivais jamais à rien à cette époque » plutôt que « ce jour-là, j’avais réussi mon exposé et mon prof m’avait félicité devant tout le monde ». Ce déficit de spécificité est à la fois un marqueur et un facteur de maintien de la dépression. Pour y remédier, il est bénéfique d’entraîner son esprit à redevenir précis et concret : se rappeler des moments avec leurs détails sensoriels (ce que l’on a vu, entendu, ressenti, etc.), et faire de même lorsqu’on imagine l’avenir.
Si vous racontez votre journée à un proche, faites le avec le plus de détails concrets possible. Chaque jour, notez une chose que vous avez expérimentée, en vous focalisant sur les détails (par exemple, les saveurs d’un repas, ou l’odeur de la forêt pendant une promenade), ou visualisez clairement et dans le détail ce que vous aimeriez faire le lendemain. Ces exercices simples peuvent vous aider à redonner plus de vie à vos expériences, à vous redynamiser.
La rumination, c’est le fait de repenser sans cesse aux mêmes choses tristes ou inquiétantes, sans avancer ni trouver de solution. Typique de la dépression, la rumination entretient la tristesse et le sentiment d’impuissance tout en épuisant l’esprit.
Pour en sortir, il est utile d’adopter un protocole en trois étapes simples :
1. Identifier la rumination quand elle apparaît : remarquez quand vous ruminez et dites-vous simplement « Je rumine » — nommer ce que vous vivez réduit déjà son pouvoir sur vous.
2. Revenir au concret : soit chercher à trouver une solution à un problème spécifique, soit se recentrer sur une activité prenante pour vous (tâche ménagère, faire de l’exercice physique, lecture attentive, travail, etc.).
3. Maintenir le plus possible votre attention vers votre tâche : si la rumination reprend, constatez-la, puis ramenez doucement votre attention sur ce que vous êtes en train de faire d’utile. L’objectif est de rester ancré dans ce que vous faites de productif ici et maintenant.
Le passage du « pourquoi » abstrait des ruminations au « comment » concret de l’action productive permet de briser le cercle des pensées en boucle et de retrouver un sentiment d’efficacité et de calme. Avancez dans la réalisation de vos objectifs au lieu de ruminer. Soyez satisfait d’avoir avancé, même un peu ou très lentement. Chaque progrès, même minuscule, est déjà un succès, surtout quand les petits progrès s’accumulent de jour en jour.
Faire face à la dépression, c’est agir malgré la baisse d’énergie, observer ses pensées sans s’y identifier, et reprendre peu à peu le contrôle sur ce que l’on peut influencer. Ces outils ne remplacent pas une psychothérapie, mais ils constituent une base solide pour retrouver de l’élan, de la clarté et de la confiance en soi. Chaque petit pas compte, car le mouvement — même minime — ouvre déjà la voie à une meilleure santé mentale.
Dans la dépression, le plus difficile n’est pas de sortir de l’épisode dépressif, mais d’éviter que la dépression revienne. Une piste simple afin d’éviter que la dépression revienne consiste à maintenir des habitudes stables : se lever et se coucher à des heures régulières, continuer à faire des activités agréables ou valorisantes, et garder du contact social, même léger. Ces petites routines aident à stabiliser l’humeur et à réduire le risque de retour de la dépression une fois celle-ci surmontée.
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